La mission première confiée à la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier est d’agir au sein de la communauté scientifique de la région comme un espace de concertation et de création collective dans le domaine de la recherche en sciences humaines et sociales.
Il faut donc concevoir ce projet et imaginer les actions et les financements qui lui sont liés comme un outil structurant dans le domaine des SHS. Cette stratégie mise en commun et de création collective concerne différents aspects de la vie des équipes scientifiques concernées :
Le premier domaine concerné est, bien entendu, celui de la recherche. En fédérant les UMR et les équipes d’accueil qui assureront l’animation scientifique dans les différents axes, la MSH de Montpellier est appelée à faciliter le rassemblement d’une partie de la communauté scientifique autour de problématiques communes. Mais, au-delà de l’émergence de thèmes de recherche transversaux, les effets de cet effort de regroupement des forces se feront sentir au niveau de la mise en commun d’outils de recherche. Enfin, par le jeu des projets transdisciplinaires, ces approches beaucoup plus ouvertes et plus collectives, contribueront au développement d’outils d’analyse plus puissants et conduiront à la construction de regards croisés plus féconds sur la dynamique et le fonctionnement de nos sociétés plurielles.
Le second est celui des formations doctorales. Il est en effet bien difficile d’imaginer une recherche dynamique et vivante, sans une étroite association des doctorants aux projets qui seront conduits au sein de la MSHM. Il est, en ce sens, indispensable que la formation par la recherche mette à profit les synergies entre les écoles doctorales en vue d’améliorer la qualité des enseignements, d’envisager des blocs de formation communs (initiation à la recherche, aux techniques d’écriture d’article, aux nouvelles technologies, etc.), et de faciliter des passerelles dans les contenus d’enseignement et surtout dans le développement de séminaires transversaux communs à ces diverses formations. Enfin, tel qu’il sera conçu, l’espace de travail de la MSH sera un lieu de rencontre entre les enseignants-chercheurs et les doctorants, entre la communauté scientifique de la région et ses partenaires étrangers et entre la communauté scientifique et la société civile. Il facilitera aux doctorants l’accès aux toutes dernières technologies de l’information dans les champs retenus par la MSHM. Cet espace largement ouvert et moderne sera mis à profit par les différentes écoles doctorales et contribuera, à sa manière, à l’émergence d’une offre de formation plus claire, plus adaptée à la demande sociale et mieux coordonnée. Il contribuera au développement de pratiques pédagogiques encore plus interdisciplinaires et encore plus ouvertes sur le monde.
Le troisième volet concerne la valorisation des travaux de recherche et la diffusion de culture scientifique. Cet aspect particulièrement important lié aux activités de recherche a été revivifié dans la Loi Organique relative aux Lois de Finances (LOLF). Dans ce contexte, il est plus important que jamais que la communauté scientifique se donne les moyens d’assurer dans les meilleures conditions possible la diffusion des résultats de ses recherches. Cette volonté ne peut se réaliser que dans le cadre d’actions, faisant appel à des outils communs de valorisation et par une contribution de chacun à une politique de diffusion collective. Ces efforts concernent bien entendu les publications et l’accord qui est en train de se construire entre le service des Publications de l’Université Paul Valery et la MSHM constitue une première étape de coordination des moyens. Mais cet effort doit également concerner les publications électroniques en s’appuyant sur les ressources en personnes et en matériels actuellement disponibles, en renforçant ces moyens et au besoin en les réorientant vers de nouveaux médias et de nouveaux supports, et en faisant participer les doctorants dans le cadre de leur formation et de leur apprentissage – une réflexion est en cours dans ce domaine.
Le quatrième concerne directement les liens qu’entretien la communauté scientifique avec ses homologues étrangers : européens et méditerranéens. Dans ce domaine encore la MSH de Montpellier est appelée à jouer un rôle fédérateur et à renforcer de manière significative cette politique d’ouverture au monde. Les politiques proposées ici visent à donner une meilleure visibilité aux actions en cours, à faciliter les coopérations entre les différentes équipes autour d’actions internationales significatives, à proposer des moyens financiers spécifiques et à mettre à la disposition des équipes concernées des moyens matériels facilitant cette ouverture et améliorant la qualité de l’accueil des collègues étrangers.
Le dernier enfin est plus spécifiquement lié aux actions que l’on regroupera ici sous le vocable de service au milieu et d’ouverture à la société civile. De ce point de vue, la MSH de Montpellier est appelée à servir d’intermédiaire entre la société civile et la communauté scientifique montpelliéraine en SHS. Cet interface est appelé à intervenir :
En amont, dans l’identification d’activités de recherche, davantage en adéquation avec les besoins de la société.
Dans la gestion de la recherche au quotidien avec un souci plus grand d’application aux problématiques de nos sociétés et d’une plus grande participation des acteurs aux travaux de recherche.
En aval, enfin, avec une meilleure restitution et une meilleure valorisation des résultats de ces recherches. Cette volonté de rendre accessible les résultats de la recherche concerne, en particulier, la diffusion de la culture scientifique en direction du grand public et interpelle les actions qui pourraient être conduites, dans le cadre des initiatives de type muséographiques qui sont en cours de développement à Montpellier.
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