De la mer ignorée à la terre partagée : indigènes et étrangers en Méditerranée nord-occidentale à l’âge du Fer (VIIIe s.-IVe s. av. J.-C.)
Ghislain BAGAN - Université Paul Valéry Montpellier III
Nous proposons d’analyser la nature des contacts noués entre les communautés indigènes évoluant entre l’Èbre et le Rhône, et les civilisations dites classiques en Méditerranée nord-occidentale entre le VIIIe s. et le IVe s. av. J.-C. Avant l’époque archaïque, les rivages du bassin occidental de la Méditerranée ne constituent pas des lieux véritablement attractifs pour les populations indigènes ; les centres de peuplement et de pouvoir de l’âge du Bronze final se situent plus à l’intérieur des terres. À partir du VIIe s. av. J.-C., les premiers objets importés qui parviennent dans le Midi de la France et en Catalogne sont les premiers signes de contacts épisodiques noués avec les étrangers. À partir du VIe s. av. J.-C., les trafics s’intensifient et les regards se tournent alors majoritairement vers le littoral. Ce dernier voit l’éclosion d’un grand nombre de sites, qui s’inscrivent dans la dynamique ou comme conséquence de la colonisation grecque ou phénicienne. Parallèlement aux implantations coloniales, qui vont du simple comptoir à la cité de plusieurs milliers d’habitants, les sociétés indigènes elles-mêmes vont chercher, par la création de nouveaux établissements sur le littoral, à multiplier les lieux de rencontre et d’échange.
Mots-clés : Archéologie, Protohistoire, espace de rencontre, indigènes, étrangers.
Keywords : Archaelogy, Protohistory, meeting area, indigenous, foreigners.
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