Introduction

Par Tiziano Anzuini, Niaz Yeganeh Cary-Pernon, Gérard Saez, Anna Thirion.


Dans l’identité historique et culturelle des cultures du bassin méditerranéen, ou tout au moins dans leurs expressions et représentations, la thématique de la Passion et des passions semble occuper une place particulière. Grâce à son partenariat avec la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, le comité des doctorants de troisième année de l’École Doctorale 58 de l’Université Paul-Valéry (Montpellier) a organisé les 14 et 15 juin 2012 un colloque de jeunes chercheurs intitulé « Passion(s) : transports, sublimation ».

Trois axes majeurs ont été définis pour les communications :
- Des passions de l’âme : Dans son acception triviale, la philosophie est souvent présentée comme la recherche de la juste mesure, l’aspiration à une sagesse conçue comme libérée des turbulences du monde. Il s’agit donc de s’affranchir des contingences, et d’abord des passions, fardeaux de l’âme et égarements de l’esprit. Cette conception reste dominante dans la philosophie occidentale jusqu’au XXe siècle et toutes les sciences de l’homme acceptent ce paradigme. Dans le système psychanalytique, les pulsions sont les nouveaux avatars des passions, dont elles conservent les caractères perturbateurs et chaotiques. Pourtant, d’autres pistes commencent à s’ouvrir dans le dernier quart du siècle : l’exploration scientifique des émotions, les considérations sur le rôle des affects dans la constitution de l’expérience humaine, l’étude des éléments non verbaux de la communication, les apports des neurosciences, etc. « L’erreur de Descartes » apparaît désormais comme manifeste. Les émotions, dont les passions sont une expression particulière, ne sont pas des parasites ou des aberrations du comportement et du raisonnement. Elles sont inhérentes à l’humanité même, et offrent aux sciences humaines un vaste champ d’exploration et de recherche.
- Guerre et Paix : La discipline historique étudie le rapport au temps des sociétés et l’écriture de l’histoire met souvent en exergue l’usage des passions par les acteurs historiques. En effet, l’histoire ne s’inscrit pas en dehors des enjeux sociaux qui marquent les époques, et les passions, définies comme inclinations, représentations ou raison déréglée, sont autant d’expressions de la subjectivité qui œuvrent dans l’histoire. Il importe alors de voir en quoi les passions justifient l’action historique et cautionnent la mémoire des groupes sociaux, et de s’interroger sur leurs utilisations politiques et sociales. Le système politique dans lequel les passions se trouvent mises en œuvre fournit les critères de leur appréciation. En temps de crise, de désordres sociaux ou de guerre, en temps de paix, au sein des systèmes autoritaires ou démocratiques, les passions comme manifestation et/ou sublimation des valeurs, normes et représentations reflètent la frontière entre l’imaginaire et le réel qu’il convient d’analyser à travers l’écriture de l’histoire par les acteurs politiques et par les historiens.
- Sur l’expression des passions  : Par la simple représentation, la recherche de contrôle ou par la sublimation, les arts et la littérature reflètent les évolutions des « passions » et des discours qui les prennent pour objet au fil des siècles. Le caractère passif, l’opposition à la « raison » et la valeur étymologique de la passion antique, son élargissement sémantique à la souffrance morale dès le XIIIe siècle et l’influence de la pensée chrétienne trouvent leurs échos dans les expressions artistiques contemporaines, visant la catharsis ou la ferveur religieuse. Le tournant qui s’opère sous la plume de Pétrarque puis de Ronsard liant intimement amour et passion, puis l’ouverture du terme à toute affection vive se répercutent dans la production artistique, qui sert de support à une recherche de catégorisation. Au XVIIIe siècle, l’apogée de la musique baroque et le libertinage littéraire évoquent la mise en péril de la liberté du sujet par ses transports. Les passions sont aussi considérées comme une expérience fondatrice, indispensable tant au point de vue spirituel, esthétique, qu’affectif. L’effacement progressif de la notion de passion au profit des affects et émotions, l’ouverture du questionnement à d’autres champs disciplinaires (psychanalyse, psychologie, sociologie entre autres), et le lien manifeste aux grands évènements politiques des XIXe et XXe siècles sont reflétés par les courants artistiques tels que le romantisme, l’expressionnisme ou le surréalisme.

Les articles qui ont été retenus pour cette édition ont été réorganisés selon l’ordre chronologique dicté par leur contenu, de l’Antiquité à nos jours. En guise d’introduction à ce survol historique, Fabio PELIZZONI, doctorant en Sciences du langage à l’Université de Cergy-Pontoise et en Linguistique à l’Université de Vérone, propose une réflexion intitulée « Passion : le mot et l’idée », dans une analyse diachronique de la lexie « passion » dans les dictionnaires monolingues qui ont fait l’histoire de la lexicographie française, depuis sa naissance à nos jours. Après le Dictionnaire français-latin de 1539, avant-coureur des monolingues, il considère le Dictionnaire universel de Furetière(1660), le Dictionnaire Historique et Critique de Bayle (1740), le Dictionnaire de français de Littré (1863), puis le Dictionnaire alphabétique et analogique de langue française (1972) et Le plus grand dictionnaire actuel de la langue française (2012) de Robert. Ayant ainsi établi un corpus fournissant, pour chaque dictionnaire consulté, les différentes significations de « passion », il répond à la question suivante : est-ce que tous les ouvrages rapportent les significations de « passion » par ordre de parution (du sens étymologique au dernier sens attesté au moment de la rédaction du dictionnaire), ou bien peut-il arriver de trouver un « sens premier » n’ayant pas de rapport avec l’étymologie du terme ? Pour ce faire, il a recours au Dictionnaire culturel d’A. Rey, ce qui lui permet d’insister sur le fait que le dictionnaire n’est pas seulement un outil linguistique, mais le véritable témoin culturel et historique d’un pays.

Giulia BONASIO, doctorante en Philosophie ancienne à l’Université de Paris-Sorbonne, trouve dans la tragédie grecque un point de vue privilégié sur les passions de l’âme et sur le rôle de ces passions dans la culture grecque ancienne et dans l’esprit grec. La tragédie puise son sujet dans la matière mythique et le transfigure pour l’adapter à la démocratie athénienne. Elle se focalise ici sur l’analyse de deux passions en particulier, la pitié et la crainte, et sur la manière dont elles sont analysées par Aristote dans la Poétique. Ces passions sont caractérisées par une dimension cognitive. Souvent dans l’œuvre d’Aristote, on les retrouve comme émotions liées au corps et caractérisées par une dimension d’immédiateté qui les rend semblable à des réactions corporelles instinctives. Mais, dans le cadre de la Poétique, ces passions sont plutôt des états qui se caractérisent par un processus cognitif (presque syllogistique) qui les produit. En particulier, pour Aristote, ces passions sont fondamentales dans le processus de la catharsis et dans la production du plaisir esthétique. Giulia BONASIO propose une interprétation selon laquelle la catharsis n’élimine pas la pitié et la crainte mais les élève au niveau cognitif. Dans un domaine esthétique comme celui de la tragédie, les émotions sont essentielles parce qu’elles acquièrent le rôle de concepts. Au moyen des émotions, on parvient à une connaissance transmise par l’expérience esthétique. Cet article montre comment cette conception des passions tragiques, et en particulier l’analyse qu’Aristote propose de la pitié et de la crainte dans la Poétique, se prolonge dans le débat sur l’esthétique et sur les formes d’art contemporain ; on la retrouve ainsi dans l’article de Gilbert Ryle The Concept of Mind (2009).

Marie BEDEL, doctorante en Littérature médiévale à l’Université Lumière de Lyon, montre comment l’Antiquité tardive et le Moyen Âge, soucieux de rompre avec la tradition épique, ont réécrit et réadapté le mythe de Troie en y ajoutant des personnages et des épisodes guerriers, voire romanesques. Les romans antiques du XIIe siècle, et particulièrement le Roman de Troie, ont ainsi donné naissance à l’écriture des passions en complétant le récit épique avec un étirement du mythe vers les origines du conflit gréco-troyen, ce qui implique que le récit ne débute pas à la colère d’Achille mais à l’expédition des Argonautes chassés de Troade par le père de Priam. Cela amène l’auteur à évoquer différents sentiments, puisque dans cet univers chrétien, ce ne sont plus les dieux qui décident du sort des hommes, mais ceux-ci sont maîtres de leur destin et vivent au gré de leurs passions. Benoît de Sainte-Maure accorde aussi une place primordiale aux passions amoureuses. Elles ont une grande importance dramatique et narrative, et s’avèrent très influentes sur le cours des évènements. Un siècle plus tard, Guido delle Colonne donne une traduction du Roman de Troie en latin et en prose. Marie BEDEL propose ici d’étudier les procédés et les choix des termes que Guido utilise dans sa transmission de l’évocation des passions et des sentiments des héros. En partant du vocabulaire des passions chez Benoît, elle s’intéresse à la traduction par Guido de ces termes romans en latin et montre ainsi ce que la richesse de la langue latine peut apporter à l’évocation des passions.

Julio PATTIO, doctorant en Philosophie à l’Université François-Rabelais, Tours, s’intéresse à la théorie de la connaissance dans les traités dialectiques à la Renaissance, en portant une attention privilégiée à Rodolphe Agricola, Philippe Mélanchthon et Pierre de La Ramée. Ainsi le texte du De Inventione Dialectica de Rodolphe Agricola (1444-1485), qui fut publié pour la première fois à Cologne en 1527, propose une théorie du langage tout à fait nouvelle qui se fonde principalement sur les lieux : non seulement elle s’inspire des anciens rhéteurs, mais elle fait aussi explicitement appel à un sens logique très approfondi. Ce texte prolifique pour la topique définit donc la finalité de tout acte discursif, qui s’articule autour des trois pratiques centrales enseigner, émouvoir, plaire. Si le premier constitue la pierre de touche de la pratique dialectique, les deux autres y apportent d’importantes contributions. Étant donné que la dialectique se définit dans ce triple but, leurs interactions méritent d’être éclaircies. Comment peut-on alors définir le rapport qu’entretiennent la rhétorique et la logique à l’intérieur de ce système topique ? Par quelles stratégies argumentatives le maniement des passions, qu’utilise le dialecticien, parvient-il finalement à atteindre la persuasion ? Voici quelques-unes des interrogations auxquelles Julio PATIO tente ici de répondre, en s’appuyant sur l’analyse des passages fondamentaux du texte, ainsi que sur des exemples tirés de textes des auteurs classiques qu’Agricola a lui-même commentés. À travers cette démarche, il espère ainsi offrir une alternative aux opinions reçues qui tendent à considérer la Renaissance comme un terrain infertile pour la logique.

Anne BOUTET, doctorante en Littérature de la Renaissance à l’Université Charles-de-Gaulle de Lille, étudie la théorie littéraire et les problématiques génériques au XVIe siècle et tout particulièrement les recueils de nouvelles françaises de la Renaissance et leurs influences sur les romans comiques du XVIIe siècle. Qui dit « nouvelle » au XVIe siècle, dit « bons tours », « bons mots » et autres « facéties ». Cependant, la nouvelle 10 de l’Heptaméron se distingue par son sujet romanesque : l’amour impossible et passionné d’Amadour et de Floride. Ces deux héros espagnols, loin d’appartenir au répertoire traditionnel et stéréotypé de la nouvelle, incarnent deux facettes de la passion, les transports de l’amour furieux et la sublimation de l’amour vertueux. Le recours à des héros passionnés contribue donc à l’ambiguïté générique du texte. Toutefois, Anne BOUTET démontre que cette apparente ambiguïté pourrait être un leurre ou stratagème narratif, porté par le personnage d’Amadour, afin de mettre en avant la dimension exemplaire du récit.

Adrienne PETIT, doctorante en Langue française à l’Université Paris-Sorbonne, s’intéresse à « la rhétorique et la poétique des passions dans la fiction narrative en prose du XVIIe siècle : du roman sentimental à la nouvelle galante ». À la charnière entre le XVIe et le XVIIe siècles, alors que la question passionnelle investit tous les domaines de la vie sociale et culturelle, apparaît un genre narratif qui lui accorde une place sans précédent. Le « roman sentimental », tel que le définit Gustave Reynier, a pour trait distinctif d’attacher moins d’importance aux aventures, aux éléments extérieurs de l’action qu’à l’analyse et à l’expression des sentiments. Il se caractérise par une langue, rhétorique et fleurie, passée à la postérité sous le nom de « style Nervèze », du nom du maître du genre, Antoine de Nervèze. Cette prose à la syntaxe sinueuse, qui fait foisonner les discours oratoires – déplorations comme harangues – et les figures de style, est au service de l’expression des mouvements de l’âme et du movere. Toutefois le très grand nombre de morceaux insérés – poèmes ou lettres –, qui font des romans sentimentaux des manuels de bien-dire à part entière, souligne la dimension mondaine de ces fictions. Dès lors, comment comprendre que le véhicule langagier des passions soit dans le même temps l’instrument de leur régulation et permette de les transfigurer pour les inscrire dans l’espace de la politesse naissante ? Le régime figural de l’expression des affects mais surtout le caractère éminemment topique, pour ne pas dire stéréotypé, du « parler Nervèze » sont autant d’éléments de réponse qui nous invitent à reconsidérer la portée pragmatique de cette luxuriante langue des passions.

Benjamin STRAEHLI est doctorant en Philosophie à l’Université Charles-de-Gaulle de Lille. Il s’intéresse ici à la Querelle des Bouffons, opposant au milieu du XVIIIe siècle des auteurs qui attribuent tous à l’opéra la fonction de susciter les passions chez l’auditeur en exprimant celles du personnage présent sur la scène. Le désaccord porte sur les procédés musicaux à employer pour atteindre ce but, et donc sur les mérites respectifs des façons française et italienne de composer. Les arguments avancés respectivement par Rameau et Rousseau à l’occasion de cette polémique se doivent de surmonter la difficulté suivante : comment peut-on établir objectivement si c’est l’harmonie ou la mélodie qui a le plus d’importance dans l’expression musicale des passions ? Pour cela, chacun de ces auteurs s’engage dans deux voies argumentatives à la fois. La première consiste à chercher un auditeur, réel ou idéal, au jugement duquel on pourrait se fier. La seconde conduit à élaborer une théorie générale de la façon dont la musique peut exprimer une passion, théorie dont on peut ensuite déduire une appréciation du pouvoir de l’harmonie et de celui de la mélodie. De ces deux voies, la seconde semble la plus intéressante ; mais toutes deux soulèvent des problèmes non encore résolus dans les textes des deux polémistes.

Arianna FABBRICATORE, doctorante en Études italiennes internationales à l’Université Paris-Sorbonne, s’intéresse elle aussi à l’opéra. Dans les opéras italiens, phénomène majeur qui concerne l’Europe entière au XVIIIe siècle, les passions occupent une place essentielle : elles s’opposent à la raison maîtrisée de sorte que la valeur de chacun se mesure à la grandeur d’âme qui le fait vainqueur des impulsions passionnelles. Dans le sillage du rationalisme cartésien, Métastase, poète Césarée à la Cour de Vienne, réforme le dramma per musica qui doit désormais docere et placere, selon l’adage horatien. C’est grâce à la mise en scène des passions, toutes les passions contrastées, que le dramma peut enclencher le mécanisme cathartique duquel les rois et les empereurs ne sont pas exclus : gouverner un état est avant tout gouverner ses passions. La représentation des passions assume ainsi une valeur morale, éthique et politique. Si la capacité à susciter les passions se révèle capitale, les maîtres de ballet, en profitant du goût grandissant du public pour le ballet, proposent de nouvelles modalités de représentation des passions : le geste, le mouvement, l’éloquence du corps. Fonctionnelle à un processus d’anoblissement de la danse et de la pantomime, l’expression des passions se place ainsi au centre d’un débat européen sur les possibilités expressives du nouveau ballet d’action.

Liza STEINER, doctorante en Littérature comparée à l’Université de Strasbourg, étudie le maintien d’un paradigme du libertinage dans la littérature contemporaine. Au début de la modernité, le concept de « passions » a acquis une nouvelle place et un nouveau statut dans le champ du savoir. Le libertinage littéraire du XVIIIe siècle a repensé la traditionnelle antinomie raison / passions. En effet, les passions vont envahir le corpus clandestin libertin et se trouver articulées non plus seulement au corps, mais au langage et plus particulièrement à la philosophie. Le Marquis de Sade va choisir de placer les passions au centre de son œuvre et va les utiliser pour repenser le lien entre politique, raison et morale. Deux siècles plus tard, l’écrivain Tony Duvert est reconnu par la critique littéraire comme « le seul écrivain véritablement sadien » selon les termes d’Éric Bordas. La confrontation du traitement des passions dans ces deux œuvres implique à la fois une redéfinition du rapport aux normes, mais également au pouvoir de la fiction.

Mathieu PAMS, doctorant en Philosophie à l’Université Panthéon-Sorbonne, considère le problème de l’action dans les œuvres de Camus, Sartre, Ricœur et Levinas. L’hommage de Sartre à Camus met en question la capacité de celui-ci à être un penseur de son temps. La notion de passion est celle qui permet de rendre raison de ce soupçon. Dans un premier temps, elle permet de faire ressortir la consistance philosophique du Mythe de Sisyphe, que l’on peut lire comme une réhabilitation de la passion de vivre. Cette réhabilitation passe par une discussion des stades de l’existence kierkegaardiens, et les interprétations respectives du personnage de Don Juan permettent de mesurer la divergence des deux solutions au problème philosophique de l’existence. Dans un second temps, c’est la triple démarche de diagnostic, de généalogie et de thérapie que propose L’homme révolté pour les passions nihilistes de la servitude, du meurtre et de la destruction qui permet de mesurer l’ancrage de Camus dans les problèmes pratiques de son temps, ancrage que fait ressortir un rapprochement avec la notion freudienne de pulsion de mort.

Enfin, Lucie GENAY, doctorante en Civilisation américaine à l’Université de Savoie, s’intéresse à « l’héritage du Projet Manhattan dans le berceau de l’ère nucléaire ». Le 16 juillet 1945 explose, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une arme nucléaire sur le site de Trinity dans le désert du Nouveau-Mexique, aux États-Unis. Le Projet Manhattan est à l’origine de ce premier test : de 1942 à 1945, une communauté scientifique secrète se mobilise pour mettre au monde la première arme de destruction massive, dont le destin final fut d’anéantir les villes d’Hiroshima et Nagasaki. La dévotion de ces hommes de science pour que leur projet aboutisse a été en grande partie déterminée par le contexte de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi par la passion scientifique qui les animait. Rapidement dans l’après-guerre, l’héroïsme de ceux qui avaient mis fin à la guerre se mue en culpabilité pour avoir ouvert la boîte de Pandore du nucléaire. Cet article analyse le processus et l’impact de la découverte sur la psychologie de ces acteurs de l’histoire.

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La tenue de ce colloque de jeunes chercheurs et la présente édition des articles retenus n’auraient pu aboutir sans l’aide et le concours de plusieurs instances et personnes. Tout d’abord, le comité d’organisation tient à adresser ses remerciements aux laboratoires de recherche CRISES (Centre de Recherche Interdisciplinaire en Sciences humaines et Sociales), EMMA (Études Montpelliéraines du Monde Anglophone) et LLACS (Langues, Littérature, Arts et Cultures des Suds), et, partenaires financiers dont la contribution fut indispensable à l’organisation et à la bonne tenue de notre manifestation. Nous remercions conjointement l’École doctorale 58 « Langues, Littératures, Cultures, Civilisations » et tout son personnel, qui, chaque année, permettent aux jeunes chercheurs et doctorants de se rassembler, de présenter leurs travaux et de se prêter aux exercices universitaires essentiels à leur formation et à la bonne poursuite de leur carrière. À ce titre, nous remercions Madame Anne FRAÏSSE, présidente de l’Université Paul-Valéry de Montpellier, ainsi que Monsieur Patrick GILLI, vice-président du Conseil Scientifique, qui assura l’ouverture du colloque. Enfin, à travers son directeur, Monsieur Paul PANDOLFI, et son responsable administratif et informatique, Monsieur Florian PASCUAL, nous tenons à remercier la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier qui nous a toujours soutenus et qui nous permet aujourd’hui cette publication en ligne. Nous tenons à exprimer une reconnaissance particulière à Monsieur Jean-Michel GANTEAU, directeur de l’École Doctorale 58, dont la disponibilité, la bienveillance et l’engagement dans l’organisation du colloque ont été sans faille. Sans son implication, cette manifestation et cette publication n’auraient pu être possibles. Monsieur Pascal NOUVEL, professeur de Philosophie des Sciences à l’Université Paul-Valéry, a prononcé la conférence inaugurale du colloque, et la question de la Passion / des passions ne pouvait être mieux introduite que par son exposé à la fois intense et savoureux. De nombreuses autres personnes ont contribué à des titres divers au colloque et à l’élaboration des actes par leurs allocutions, présidence des séances de communications et de discussions, mais aussi relectures expertes. Nous avons choisi de les présenter par ordre alphabétique ; tous nos remerciements et notre gratitude vont à :
- Monsieur Claude CHASTAGNER, professeur de Civilisation américaine contemporaine à l’Université Paul-Valéry (EMMA).
- Madame Gisèle CLÉMENT, maître de conférences en Musicologie à l’Université Paul-Valéry (CEMM).
- Madame Martine DREYFUS, professeure de Sciences du langage à la FDE-USTL et à l’Université Paul-Valéry (ALFA).
- Madame Anita GONZALEZ-RAYMOND, professeure de Civilisation espagnole à l’Université Paul-Valéry (LLACS).
- Madame Claudie MARTIN-ULRICH, maître de conférences en Littérature française du XVIe et XVIIe siècles, Université de Pau et Université Paul-Valéry (IRCL).
- Madame Anne-Marie MOTARD, professeure d’Études britanniques contemporaines à l’Université Paul-Valéry (EMMA).
- Madame Marie-Pierre NOËL, professeure de Langue et littérature grecques à l’Université Paul-Valéry (CRISES).
- Monsieur Armand STRUBEL, professeur de Littérature médiévale à l’Université Paul-Valéry (CEMM).
- Monsieur Dominique TRIAIRE, professeur de Littérature française à l’Université Paul-Valéry (IRCL).


Le Comité Organisateur : Tiziano Anzuini, Niaz Yeganeh Cary-Pernon, Gérard Saez et Anna Thirion sous la direction de Monsieur Jean-Michel Ganteau.

 

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