Protégé et garanti au titre de la liberté religieuse, le prosélytisme semble, de ce fait, n’avoir aucune autonomie. Cependant, le prosélytisme tend à devenir, en France, une question juridique à part entière. Cette construction du prosélytisme comme problématique juridique spécifique, à travers l’examen de la jurisprudence française (en regard de celle de la Cour européenne) se traduit par un encadrement et une portée autonomes attribués au concept.