Territoires et 
développement durable

Les interactions entre les milieux et les sociétés s’opèrent au travers de l’appropriation et la valorisation des espaces. C’est grâce à cette dynamique d’anthropisation que ces derniers se constituent et se transforment. Dans cette construction, le « territoire » ne doit plus être considéré comme un simple support sur lequel s’opèrent ces changements, mais bien un espace à plusieurs dimensions au sein duquel opèrent des « acteurs » (hommes, entreprises et institutions) dans les processus qui font évoluer à la fois cet espace et les organisations sociales qui l’habitent. Ainsi, la construction des territoires procède des rapports (combinaisons ou tensions) qu’exercent ces relations de proximités géographiques internes, en relation avec leur environnement régional ou mondial. Ces relations interterritoriales ou globales, qu’il s’agisse d’opportunités ou de contraintes, impactent cette dynamique de développement sur le long terme.

Mais la construction des territoires se réalise toujours dans des contextes d’incertitude plus ou moins forte. Cette incertitude demeure étroitement liée à des risques naturels et sociaux. Elle entraîne une vulnérabilité des territoires ou des populations. De ce fait, les projets de développement, qui supposent la mobilisation et la gestion des ressources, soulèvent en permanence des questions de gouvernance. Dans cette perspective, la problématique de la construction des territoires ne peut s’envisager qu’à partir d’une démarche pluridisciplinaire qui se situe à la jonction de quatre grands champs de compétences étroitement complémentaires :
- celui du développement,
- celui des ressources
- celui du risque,
- et celui de la gouvernance.

À cette multiplicité des regards, doit s’ajouter une multiplicité disciplinaire. Des chercheurs en sciences de la terre ou en sciences de la vie doivent travailler avec des chercheurs en sciences humaines et sociales autour des interactions entre les facteurs naturels, sociaux et culturels.

Sur le site de Montpellier, cette ambition pluridisciplinaire peut s’appuyer sur une solide expérience dans le cadre de recherches conduites ces dernières années. Environnementalistes, géographes, économistes, politologues, juristes, scientifiques (physiciens, hydrologues,etc.) et historiens mènent depuis de longues années des projets communs. Ces échanges déjà anciens ont conduit à des études sur l’évolution des milieux de vie et de leur développement anthropique dans un grand nombre de régions du monde.

Sur cette base et compte tenu de cette expérience accumulée par les équipes du site il est possible d’envisager dans le cadre du PRES Montpellier Languedoc-Roussillon un redéploiement de ces compétences et le développement de recherches et d’enseignements touchant autant à des problématiques locales qu’internationales, avec une attention particulière pour la zone euro-méditerranée.

 

 

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